Va y’avoir du sang au festival de Puchon

Zomibe School_Still02A la mi juillet, la ville de Puchon s’ouvre aux zombies, vampires, psychopathes et monstres en tous genres pour le festival du film fantastique, qui en est à sa 18ème édition du 17 au 27 juillet.

Bénéficiant de sa proximité avec Seoul et des vacances des jeunes cinéphiles, c’est le deuxième festival du pays après Pusan, un grand rendez-vous public. D’autant que le festival a toujours entendu le « film fantastique » au sens très large, en fait, il suffit qu’il y ait un mort, un policier ou un peu de castagne pour que cela soit un « film de genre » et que ça colle pour Puchon. Bref, on peut voir de tout, et de tous les pays.

Quelques films coréens

movie_image (1)La Corée seule est d’ailleurs souvent pauvre en films purement « fantastiques » ou « d’horreur » et cela se vérifie de nouveau cette année. Il n’y a pas de film coréen parmi les 12 films de la compétition internationale par exemple. Dans les autres sections, on trouve un film d’horreur actuellement en salles, Mourning Grave, 소녀괴담 mais qui, franchement, n’est même pas un divertissement d’été potable, c’est une tambouille visuelle bâclée. On peut voir aussi un autre film coréen qui sort très bientôt, Tunnel, qui semble tout aussi cheap. Eviter aussi 11 AM, catastrophique film de science-fiction à deux balles, qui était sorti il y a quelques mois.

Il peut y avoir plus de fun dans des films comme Zombie School (on se doute de quoi ça parle, photo en début d’article) et un ton plus auteur dans The Night of the prophet, issue de l’excellente école de cinéma KAFA. Cela peut être aussi l’occasion de voir, ou revoir, avec sous-titres, Hwayi, A Monster Boy, sorti l’année dernière, de Jang Joon-hwan, réalisateur du film culte Save the green planet.

Tobe Hopper et des films du monde entier

L’éclectisme de Puchon est surtout une occasion de voir toutes autres sortes de films, qu’ils soient français (on peut y voir les excellents 9 mois ferme de Albert Dupontel, ou Wrong Cops de Quentin Dupieux) ou d’ailleurs, surtout du Japon (parce que là-bas, les films barrés, c’est tout le temps), ou des Etats-Unis, en se décidant juste sur le titre, par exemple All Cheerleaders Die. Le festival met aussi à l’honneur Tobe Hopper, réalisateur de Massacre à la Tronçonneuse et Poltergeist, tous deux présentés, avec également son dernier film, Djinn.

Les Godzilla d’origine

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Enfin cette édition propose deux rétrospectives sympas : d’un côté la série des Godzilla, les originaux, les japonais, les grand-pères fondateurs de tous les films de monstres jusqu’à Tranformers, depuis le premier tout en carton-pâte de  1954. Et de l’autre côté, un hommage à Tinto Brass, maître du cinéma érotique italien des années 60 à 2000. Le festival est toujours accompagné de multiples attractions qui occupent entre deux films, donc si la ville de Puchon n’a rien d’excitante en soi, allez-y faire un tour, ce week-end est de toutes façons le bon moment.

 

Sites du festival : http://www.pifan.com/ https://www.facebook.com/Official.PiFan https://twitter.com/pifan2014

 

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